Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 22:42

 

Capture (17)

La Saint Valentin approche, et nous sommes déjà nombreux à nous demander comment ne pas fêter cet évènement. Est-il encore possible d'échapper à cette fête commerciale dégradante ? Je me souviens que, sous Tibère, la passion amoureuse était considérée comme une sale manie de prostituée. A Rome, la réciprocité sentimentale n'avait aucun sens. Elle était punie d'exil, à la différence du viol. Le viol était admis, à condition toutefois que le violeur s'attaque à une personne de statut inférieur. Une femme violée s'apercevant que son violeur n'était autre que son mari se dépêchait de le lui faire savoir : après l'avoir extirpée de l'obscure remise où la femme attendait son sort, le mari vérifiait ses dires à la lumière du jour. Si la chose était avérée, ils se félicitaient de cette coïncidence, et tout rentrait dans l'ordre aussitôt. Nous avons parcouru un long chemin depuis que Terence a fait de cette situation violente une comédie légère. Il en irait tout autrement aujourd'hui.  Les retrouvailles du violeur et de son épouse ne sauraient constituer, à nos yeux, une fin heureuse. Il reste que Tibère nous apprend quelque chose de nous-mêmes. La réciprocité des sentiments peut toujours nous enchanter - il est certain qu'elle est très agréable - elle n'en est pas moins datée et, dans le fond, tout aussi bizarre. 


 

 

Par David di Nota
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 20:38

roth.jpg

Par David di Nota
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 14:50

diane

 

ABTRACT :

Les renvois d'ascenseur n'ont que trop duré

 

Ne comptez pas sur moi pour dire du bien de ce livre instructif, divertissant, et très agréable à lire. Vanter les mérites d'un ouvrage sous prétexte que son auteur m'a mis au monde est stupide, voire méprisable. De telles pratiques n'ont rien à faire dans ma vie, une vie entièrement vouée, comme peuvent en  témoigner des esprits aussi illustres que Roland Jaccard ou Philippe Sollers, à la poursuite du bien public. J'ai lu le pamphlet implacable de Jean-Philippe Domecq, Le Pari littéraire, ou bien celui d'Eric Naulleau, Petit déjeuner chez Tyrannie, et je sais combien il est important de lutter contre le copinage et son corollaire désolant : le renvoi d'ascenseur.

 

La collusion des intérêts, surtout lorsqu'elle s'exerce entre italiens, n'est pas sans évoquer cette organisation tentaculaire dont le nom même me fait horreur. A quoi bon parler de ce très bon livre en termes flatteurs ? Ce serait une insulte à la profession de critique littéraire, doublée d'une insulte à l'intégrité morale 

 

C'est pourquoi je refuse d'être mêlé à cet ouvrage passionnant qu'on trouvera dès janvier dans toutes les meilleures librairies pour la modique somme de 22 euros.

 

Diane di Nota, La pollution de l'air intérieur, Le courrier du Livre, 2012.

Par David di Nota
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 22:21

idee1.jpg

 

idee-2.jpg

Par David di Nota
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 23:40

Snap1.jpg

Morale et communciation : deux mensonges dans un même titre, ça fait beaucoup.

 

 

Deleuze remarquait justement que l'argumentation philosophique ne sert à rien, parce qu'aucun philosophe n'a jamais convaincu un autre philosophe. Descartes n'a jamais convaincu Spinoza, lequel n'a jamais convaincu Leibniz. De toute évidence, les grands esprits ont autre chose à faire que de se convaincre les uns des autres.

 

L'utilité de convaincre quelqu'un reste à prouver. Si des penseurs plein de bonne volonté comme Habermas n'avaient pas défendu l'Union européenne au nom du débat démocratique, ou de la création, je cite, d'un espace communicationnel, chacun aurait vaqué à ses occupations, et nous n'en serions pas là, au bord de la faillite collective.

 

A dire vrai, l'absence de communication ne date pas d'hier. Je me souviens que, étudiant en philosophie, mon ami Zeitoun avait baptisé ce phénomène le test de la poule.


 

Pourquoi la poule a-t-elle traversé la route ?

 

EPICURE : Comme ça, pour le plaisir.

 

ZENON d'ELEE : Pour être certaine de ne jamais parvenir de l'autre côté.

 

ARISTOTE : Pour réaliser tout son potentiel.

 

PYRRHON d'ELIS : Quelle route ?

Par David di Nota
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés