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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 05:40

 

 

a long time ago

reflecting on my life

I thought I was useless

but that doesn't matter

 reflecting on my life

nowadays

I still do

but that doesn't matter either

Par David di Nota
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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 08:05

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Par David di Nota
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Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 12:09

 

 

deux potes

 

 

                                                                                  Versailles, le 23 mai 2006

 

 

  Chère Adèle,

 

Tu me demandes ce que j’ai prévu pour la mort de l’écrivain Frédéric Berthet. Pas grand-chose. J’ai attrapé mon chat dans le jardin, j’ai dévissé le pendentif de son collier, et j'ai introduit le message suivant: «Ce chat stupide habite 18 rue Sainte Sophie, 78000 Versailles. Merci de le lui rappeler». Je sais que Frédéric Berthet aurait aimé lire un mot pareil s’il avait trouvé mon chat dans la rue, et c’est effectivement le seul hommage conséquent auquel je puisse songer. Pour le reste, son absence me pèse comme jamais. Question comique, rien ne va plus. Popeck accuse son âge. Et je ne parle pas des Frères Jacques. Quant à Raymond Devos, proche de la mort, il est suspendu entre la volonté de son amante et celle de sa famille, famille qui contrôle l’accès de sa chambre et du même coup la vie sentimentale du saltimbanque. L’amante prétend que la famille la maintient à l’écart, non seulement par pure cruauté, mais aussi pour s’assurer la mainmise sur la fortune de Raymond. La famille se défend de faire barrage au monde extérieur, preuve en est qu’un collègue lui a rendu visite il y a deux jours. On interroge donc ce collègue, un certain Dany Boon, lequel déclare ignorer tout de son amante. On se demande alors pourquoi l’amante est si précise sur les goûts du comique, pourquoi elle connaît ses travers et mangeait avec lui des endives roulées au jambon. Mystère.

 

                                                                                                              Bien à toi,

                                                                                                                     David

Par David di Nota
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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 20:43

ABSTRACT:

L'auteur de "Bambipark" revient sur son passé de danseur

 

 

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Lorsque je suis entré dans le corps de ballet de l'Opéra de Paris au début des années 90, j’ai eu le déplaisir d’apprendre que Jérôme Savary m’avait choisi pour danser dans sa production soi-disant libérée de La Belle Hélène. Libérée ne veut rien dire. En vérité je devais enfiler un string trop lâche et m’agiter sur scène, les testicules à l’air. J’avais transpiré sang et eau pour entrer dans cette compagnie prestigieuse, et maintenant je m’agitais sur scène, les testicules à l’air. Une fois mon numéro exécuté, il me fallait encore demeurer sur la scène dans une pause grotesque dont aucun bouffon italien n'aurait voulue.

 

Soucieux de ne pas rester là sans rien faire, je profitais souvent de ces temps morts pour réfléchir à la vie d’Offenbach. Il est regrettable que ce génie n’ait jamais été pris au sérieux, car l’art de la bouffonnerie requiert la plus haute intelligence. L'expédition ô combien désastreuse de Napoléon III au Mexique aurait-elle pu être évitée par une écoute plus attentive d'Offenbach ? Quelle est donc la véritable influence de l'art sur la société ?

 

C’est en me posant ce genre de questions métaphysiques que la carrière de danseur étoile en vint à me filer entre les doigts. Bientôt la danse classique n'eut plus le moindre prestige à mes yeux, tant et si bien que mes parents -- qui avaient investi une somme considérable dans l'achat constamment renouvelé de chaussons Repetto -- en conçurent une certaine amertume. Il reste qu’Offenbach m’aura communiqué son goût immodéré pour la bouffonnerie, sans doute l’une des plus nobles aspirations qu’un écrivain puisse éprouver, au point que je puis aujourd’hui repenser à ce string – mais oui – avec une certaine fierté. Il est des pitreries qui vous grandissent. Certaines font de vous un homme. Il est bon de les consigner quelque part avec la gratitude que l'on voue à ses meilleurs souvenirs. Kafka, qui fréquentait souvent l'Opéra Comique lorsqu'il était à Paris, a parfaitement résumé la situation :

 

« La grande époque du bouffon est sans doute passée et ne reviendra plus. Tout tend vers d'autres fins, inutile de le nier. Qu’importe, l’institution de la bouffonnerie peut bien cesser désormais d’appartenir à l’humanité et se perdre, j’en aurai tout de même joui jusqu’au bout. »

Par David di Nota
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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 16:49

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Par David di Nota
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