Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 19:24

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Les français, disaient Cocteau, sont des italiens de mauvais humeurs, et ce n'est pas avec la récession que les choses vont s'améliorer. Mon pays ne s'aime pas. Trop de touristes, trop de fromages, trop de Chablis d'origine contrôlée, trop de tout.

 

La sinistrose attire et l'autodénigrement va bon train. Prenez le cas de la société PIP. Il ne se passe plus un jour sans qu'une ville d'Amérique Latine ne découvre avec effarement l'étendue du problème. Les prothèses mammaires sont des faux. L'inquiétude se répand. Par une sorte d'ironie cruelle, le nombre des bimbos déçues gonfle à vue d'oeil.

Là comme ailleurs, les victimes potentielles ne se compteraient pas par dizaines, mais par milliers, que dis-je, par centaine de milliers. Comme quoi, les français aussi sont bons à l'exportation. Les esprits chagrins me feront remarquer que le fondateur de cette petite société varoise est un escroc et qu'il n'y a pas de quoi être fier. Des critiques, toujours des critiques.

Au milieu de ce tintamarre planétaire, le fondateur de la société en question reste étonnamment philosophe. J'ai utilisé du gel non homologué pour augmenter mon profit? Oui, et alors ? Le moins que l'on puisse dire est qu'il ne se dégonfle pas. Sans doute a-t-il saisi comment fonctionne, dans notre société, le principe de précaution. Plus une société crée des instances de contrôle, plus il est facile de se défausser. L'Afssaps n'est-elle pas tout aussi responsable ? Compte-t-il sur le contribuable pour payer les pots cassés ? Ce ne serait pas un mauvais calcul.


 

Par David di Nota
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