ABTRACT :
Les renvois d'ascenseur n'ont que trop duré
Ne comptez pas sur moi pour dire du bien de ce livre instructif, divertissant, et très agréable à lire. Vanter les mérites d'un ouvrage sous prétexte que son auteur m'a mis au monde est stupide, voire méprisable. De telles pratiques n'ont rien à faire dans ma vie, une vie entièrement vouée, comme peuvent en témoigner des esprits aussi illustres que Roland Jaccard ou Philippe Sollers, à la poursuite du bien public. J'ai lu le pamphlet implacable de Jean-Philippe Domecq, Le Pari littéraire, ou bien celui d'Eric Naulleau, Petit déjeuner chez Tyrannie, et je sais combien il est important de lutter contre le copinage et son corollaire désolant : le renvoi d'ascenseur.
La collusion des intérêts, surtout lorsqu'elle s'exerce entre italiens, n'est pas sans évoquer cette organisation tentaculaire dont le nom même me fait horreur. A quoi bon parler de ce très bon livre en termes flatteurs ? Ce serait une insulte à la profession de critique littéraire, doublée d'une insulte à l'intégrité morale.
C'est pourquoi je refuse d'être mêlé à cet ouvrage passionnant qu'on trouvera dès janvier dans toutes les meilleures librairies pour la modique somme de 22 euros.
Diane di Nota, La pollution de l'air intérieur, Le courrier du Livre, 2012.