| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
La Saint Valentin approche, et nous sommes déjà nombreux à nous demander comment ne pas fêter cet évènement. Est-il encore possible d'échapper à cette fête commerciale dégradante ? Je me souviens que, sous Tibère, la passion amoureuse était considérée comme une sale manie de prostituée. A Rome, la réciprocité sentimentale n'avait aucun sens. Elle était punie d'exil, à la différence du viol. Le viol était admis, à condition toutefois que le violeur s'attaque à une personne de statut inférieur.
Une femme violée s'apercevant que son violeur n'était autre que son mari se dépêchait de le lui faire savoir : après l'avoir extirpée de l'obscure remise où la femme attendait son sort, le mari vérifiait ses dires à la lumière du jour. Si la chose était avérée, ils se félicitaient de cette coïncidence, et tout rentrait dans l'ordre aussitôt.
Nous avons parcouru un long chemin depuis que Terence a fait de cette situation violente une comédie légère. Il en irait tout autrement aujourd'hui. Les retrouvailles du violeur et de son épouse ne sauraient constituer, à nos yeux, une fin heureuse. Il reste que Tibère nous apprend quelque chose de nous-mêmes. La réciprocité des sentiments peut toujours nous enchanter - il est certain qu'elle est très agréable - elle n'en est pas moins datée et, dans le fond, tout aussi bizarre.